Carla Rocío a écrit : lun. 07 août, 2023 22:56
1) pas de pédale dans la 1ere partie. Non legato.
2) changer la pédale 3x par mesure (cette prof avait été une élève régulière de Kempf je sais pas si ça lui donne plus de poids?). Giga legato léger il me semble (même Bach c’était tout legato avec elle).
3) une fois par mesure dans les aigus, mais 2 voir 3x dans les médiums
4) “Schubert faut pas croire mais c’est un punk, faut jouer ça à la punk” il disait.. marquer à fond les accents. Pour la pédale je me rappelle plus.
Une 5ème version... respecter l'écriture de Schubert, toujours très précise : les basses sont tantôt des blanches pointées, tantôt des noires, lorsque l'écart avec le 2ème temps est trop grand.
Conclusion... pas de tenue de la basse par la pédale (Schubert adore les basses piquées, la plupart des interprètes passent outre et c'est dommage).
Je dirais mettre une petite fraction de pédale, juste pour décoller les étouffoirs, pas davantage, pour mettre un peu de liant dans le trait m.d.
Tel que le morceau est écrit, on devrait pouvoir le jouer sans mettre du tout de pédale... à condition d'avoir un toucher de velours.
Le jeu en non legato, excuse moi, mais quand j'écoute Sokolov, c'est de la frime, "matez comme mon toucher est somptueux". Bon, OK, faute d'indications de liaisons on peut se permettre un jeu extrêmement articulé, dans le style en vogue à l'époque, mais le "non legato = détaché" c'est vraiment trop et ça n'apporte rien à la beauté du morceau.
Marquer fortement les accents, oui !!