Oui la précision est importante même si ce n’est pas totalement parfait.
Bonne soirée
Et pour te répondre précisément Olivier, l’idée serait de jouer l’intégrale par cœur et d’un seul tenant, dans la même idée pour les préludes qui se doivent d’être joués telle une grande œuvre unique .Oliv03 a écrit : mer. 25 févr., 2026 14:14 Bravo Ninoff
J’ai bcp aimé le passage lyrique du milieu
C’est vrai qu’on est habitué à l’entendre plus rapide mais là à de tempo tu as une belle égalité de la md et un son chaleureux et bien legato de la mg. Superbe !
En annonçant que tu te tapes tout le cycle op 25, tu nous mets en attente de toutes alors !!![]()
![]()
Tu prévois un partage de chacune ? ou bien
Whouhhhou ! Allez !!Ninoff a écrit : ven. 27 févr., 2026 19:03
Et pour te répondre précisément Olivier, l’idée serait de jouer l’intégrale par cœur et d’un seul tenant, dans la même idée pour les préludes qui se doivent d’être joués telle une grande œuvre unique .
Bonne soirée
Ninoff a écrit : ven. 27 févr., 2026 19:00 Bonsoir,
Aujourd’hui j’ai déchiffré la 8 op25, je l’ai trouvé plutôt facile.
Maintenant dans le tempo requis, c’est peut être une autre affaire, mais les sixtes tombent bien sous les doigts..
À suivre..
Je vous mets un petit descriptif des études que j’aime bien:
D
édiées non plus à Liszt, mais à Marie d’Agoult, qui fut sa compagne, ces études opus 25 justifient peut-être plus encore que celles de l’opus 10 le qualificatif de « poèmes musicaux » souvent accolé aux études de Chopin. Surnommée tantôt « Le ruisseau », tantôt « L’étude des harpes », avec ses vaporeux arpèges quasi-impressionnistes, la no 1 en la bémol majeur faisait dire à Schumann : « L’étude achevée, on a l’impression de voir s’enfuir une image heureuse apparue en songe et qu’à demi réveillé,
on voudrait retenir ». À l’autre bout du cahier, couronnant l’ensemble des vingt-quatre études, on a deux pages d’une puissance exceptionnelle : parfois surnommée « Vent d’hiver » ou « Tempête », la célébrissime no 11 en la mineur, avec sa sombre introduction lente et le déferlement irrésistible qui lui succède, a beau être archiconnue, elle garde toujours la même force surhumaine qui en fait une des préférées des virtuoses comme du public ;
et la no 12 en ut mineur, ce véhément choral (con fuoco) où les deux mains brassent ensemble des figures arpégées dans une houle chargée de douleur, n’a rien à lui envier en terme de puissance poétique.
Frédéric Chopin, Étude opus 25, no 12,
Autres numéros à marquer d’une pierre blanche, les deux études qui s’offrent le luxe d’une section centrale contrastée : d’abord la no 5 en mi mineur, particulièrement riche et originale, qui, en son milieu, confie à la gauche, comme chantée par un violoncelle, une mélodie expressive d’une beauté rayonnante ;
puis la no 10 en si mineur, incroyablement sombre et farouche dans son jeu d’octaves aux deux mains où on croit entendre un Chopin qui voudrait « en remontrer » à son ami Liszt, mais dans laquelle, à l’arrivée de la section lente, la véhémence fait place à une étrange évasion dans un monde de rêverie.
Et, bien sûr, comme une oasis de poésie, tout entière habitée d’un profond sentiment nostalgique, il y a le « nocturne de la série », en l’occurrence l’incomparable no7 en ut dièse mineur, avec son contrepoint douloureux où l’on croit entendre l’échange de deux plaintes entre les deux mains du pianiste.
Chacune des six autres, de l’enchanteresse no 2 en fa mineur à l’espiègle no 9 en sol bémol majeur que Hans von Bülow surnommait « Le papillon », mériterait aussi de figurer au tableau d’honneur,
mais nous accorderons une mention spéciale, là encore pour ses vertus poétiques, à la no 6 en sol dièse mineur, qui fait la part belle aux tierces chromatiques. « Tantôt vaporeuses, tantôt joyeusement frémissantes, tantôt cristallines ou bruyamment affairées », ces tierces disent à leur manière « une âme confusément partagée entre l’inquiétude et l’insouciance ».
Frédéric Chopin, Étude opus 25
Ma préférée est la troisième, dont personne ne parle. Et pourtant elle est extraordinaire, quelle inventivité quand elle est bien jouée on perçoit effectivement le galop d'un fier cheval. Mais il y a tellement d'autres choses...
Par contre tu dois être le premier pianiste que je connais à qualifier la 8e de "facile". C'est régulièrement l'une des plus redoutée (au même titre que la 10 op. 10).
Bon courage pour cette aventure
Bon WE à tous![]()
oiseau.prophète a écrit : sam. 28 févr., 2026 19:20Ma préférée est la troisième, dont personne ne parle. Et pourtant elle est extraordinaire, quelle inventivité quand elle est bien jouée on perçoit effectivement le galop d'un fier cheval. Mais il y a tellement d'autres choses...Ninoff a écrit : ven. 27 févr., 2026 19:00 Bonsoir,
Aujourd’hui j’ai déchiffré la 8 op25, je l’ai trouvé plutôt facile.
Maintenant dans le tempo requis, c’est peut être une autre affaire, mais les sixtes tombent bien sous les doigts..
À suivre..
Je vous mets un petit descriptif des études que j’aime bien:
D
édiées non plus à Liszt, mais à Marie d’Agoult, qui fut sa compagne, ces études opus 25 justifient peut-être plus encore que celles de l’opus 10 le qualificatif de « poèmes musicaux » souvent accolé aux études de Chopin. Surnommée tantôt « Le ruisseau », tantôt « L’étude des harpes », avec ses vaporeux arpèges quasi-impressionnistes, la no 1 en la bémol majeur faisait dire à Schumann : « L’étude achevée, on a l’impression de voir s’enfuir une image heureuse apparue en songe et qu’à demi réveillé,
on voudrait retenir ». À l’autre bout du cahier, couronnant l’ensemble des vingt-quatre études, on a deux pages d’une puissance exceptionnelle : parfois surnommée « Vent d’hiver » ou « Tempête », la célébrissime no 11 en la mineur, avec sa sombre introduction lente et le déferlement irrésistible qui lui succède, a beau être archiconnue, elle garde toujours la même force surhumaine qui en fait une des préférées des virtuoses comme du public ;
et la no 12 en ut mineur, ce véhément choral (con fuoco) où les deux mains brassent ensemble des figures arpégées dans une houle chargée de douleur, n’a rien à lui envier en terme de puissance poétique.
Frédéric Chopin, Étude opus 25, no 12,
Autres numéros à marquer d’une pierre blanche, les deux études qui s’offrent le luxe d’une section centrale contrastée : d’abord la no 5 en mi mineur, particulièrement riche et originale, qui, en son milieu, confie à la gauche, comme chantée par un violoncelle, une mélodie expressive d’une beauté rayonnante ;
puis la no 10 en si mineur, incroyablement sombre et farouche dans son jeu d’octaves aux deux mains où on croit entendre un Chopin qui voudrait « en remontrer » à son ami Liszt, mais dans laquelle, à l’arrivée de la section lente, la véhémence fait place à une étrange évasion dans un monde de rêverie.
Et, bien sûr, comme une oasis de poésie, tout entière habitée d’un profond sentiment nostalgique, il y a le « nocturne de la série », en l’occurrence l’incomparable no7 en ut dièse mineur, avec son contrepoint douloureux où l’on croit entendre l’échange de deux plaintes entre les deux mains du pianiste.
Chacune des six autres, de l’enchanteresse no 2 en fa mineur à l’espiègle no 9 en sol bémol majeur que Hans von Bülow surnommait « Le papillon », mériterait aussi de figurer au tableau d’honneur,
mais nous accorderons une mention spéciale, là encore pour ses vertus poétiques, à la no 6 en sol dièse mineur, qui fait la part belle aux tierces chromatiques. « Tantôt vaporeuses, tantôt joyeusement frémissantes, tantôt cristallines ou bruyamment affairées », ces tierces disent à leur manière « une âme confusément partagée entre l’inquiétude et l’insouciance ».
Frédéric Chopin, Étude opus 25
Bon WE à tous![]()
Par contre tu dois être le premier pianiste que je connais à qualifier la 8e de "facile". C'est régulièrement l'une des plus redoutée (au même titre que la 10 op. 10).
Bon courage pour cette aventure
En même temps ce défi est relatif car je les ai déjà presque toutes vues.Oliv03 a écrit : sam. 28 févr., 2026 8:40Whouhhhou ! Allez !!Ninoff a écrit : ven. 27 févr., 2026 19:03
Et pour te répondre précisément Olivier, l’idée serait de jouer l’intégrale par cœur et d’un seul tenant, dans la même idée pour les préludes qui se doivent d’être joués telle une grande œuvre unique .
Bonne soirée
J’adore ce genre de défi, qui paraît colossal au point de départ, comme gravir l’Everest par la face Nord en hiver….
Mais une fois relevé, on n’en sort pas indemne il en reste plein de positif. Récemment le cas pour moi avec le full Gaspard.
Une fois que ce sera abouti, j’espère que tu viendras nous le faire à Paris ?!! Hâte d’y assister
Et merci pour le descriptif du cycle par Chopin himself.
Carla Rocío a écrit : sam. 28 févr., 2026 17:22 Merci de partager tes impressions sur cet opus, je me réjouis de ta compil à la lumière de ton interprétation, c’est super intéressant !
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C’est pour le moment un souhait, en espérant qu’il se réalise…
La vie est pleine de surprises, tu en sais quelque chose.
Après il faut une bonne dose de travail et de rigueur…
À bientôt