Si ça peut te rassurer, peu importe ton niveau, tu serais démotivé (j'ai eu une crise de démotivation la semaine dernière, et je peux déchiffrer à vue des morceaux de difficulté moyenne; ça n'a pas vraiment de rapport). Pour le déchiffrage, si tu veux vraiment t'améliorer, commence par des morceaux pour débutants (1ère ou 2ème année de piano): fixe la partition en essayant le moins possible de regarder le clavier. Ca marche juste si tu y vas très, très progressivement (même si tu as l'impression de jouer des morceaux pour "bébé"). Et il y a des méthodes (style carte-éclair) si tu veux t'entraîner à déchiffrer les notes avec facilité; si ça t'intéresse, tu peux m'envoyer un MP. Sinon, je connais une méthode visuelle que j'avais testé avec un élève adulte et qui avait marché pour lui.Dami_lench a écrit : jeu. 22 janv., 2026 11:47 Bonjour à toutes et à toutes,
C'est la 1ère fois que j’écris sur ce forum.
J'ai 23 ans et je pratique le piano depuis l'âge de 13 ans, mais pourtant je ressens toujours que je stagne au niveau intermédiaire à longueurs d'années.
Aparté: je pense être à un niveau intermédiaire puisque je sais jouer +/- vite quelques sonates de Beethoven, quelques moderne ou des ragtimes, sinon j'en serais toujours à jouer des petites musiques de rien du tout...
Sachant que je dois en + composé tout les jours avec une dépression, de + en + ce qui devait être un moment de plaisir (le plaisir de jouer mais surtout d'apprendre une nouvelle partition) se transforme en moment de rage (oui la rage de ne pas avancer comme on veut) qui finit fatalement par un abandon.
Comme ce matin, ça faisait même pas 5 minutes que je m'entrainait sur une étude de Czerny que l'envie c'est effondré, le moral à rechuter encore + bas que terre, et finalement on ferme le piano, on range tout au placard et tout les sentiments négatifs revient.
Maintenant pour en revenir au sujet, je n'ai jamais aimé le travail de déchiffrage et de lecture à vue (oui je ne sais pas lire une partition nouvelle comme lire un nouveau livre par exemple). J'ai acheté des livres pour apprendre cela mais j'ai pas la motivation de le faire.
Pour ce qui est la question d'abandonner ou non: c'est tellement difficile de se défaire de quelque chose que j'ai construit de mon propre coeur (bon j'ai un peu appris au début avec ma grand mère c'est vrai), j'ai pas le courage de l'avouer abandonner ça voudrait dire jeter + de 10 ans de travail à la poubelle.
Je ne sais plus quoi faire pour progresser ou juste me défaire de cet instrument.
Merci d'avance pour vos conseils
Je pense que prendre une pause de piano, si tu te sens dépassé, ne peut te faire que du bien (et te permettre de prendre du recul). Mozart, que tu cites, a passé toute son enfance à voyager et à donner des concerts. Son père était professeur de clavier. Sa soeur était "meilleure" que lui et elle même a fait une mini-dépression parce que le talent de compositeur de son petit frère éclipsait son talent à elle (elle était virtuose). La plupart des virtuoses, ils passent des années à bâtir leur technique (même très jeunes, ils commencent souvent entre 4 et 6 ans, et leurs parents ne leur donnent pas de répit. C'était le cas du papa de Mozart, je suis en train de lire sa biographie). Tu as commencé à 13 ans, tu es a priori autodidacte; c'est déjà super bien que tu sois arrivé à jouer des morceaux de niveau intermédiaire sans te démotiver (et encore, les sonates de Beethoven, je dirais que bien les jouer requiert un niveau avancé). Ecoute ton corps; si tu veux faire une pause, fais-la. Ca ne sert à rien de transformer en "torture" ce qui devrait t'apporter du réconfort, surtout si tu fais déjà une dépression. Le piano n'en est peut-être que l'expression. C'est vrai que c'est frustrant de stagner, mais en même temps, ça fait partie de l'apprentissage. Par contre, là où d'autres ont raison, c'est que ne pas avoir de professeur -compétent- ainsi que des bases fragiles contribuent à une lenteur d'apprentissage ou bien à une stagnation.
Bon courage pour la suite.