Je n'ai pas trouvé de sujet sur cette oeuvre sur le forum alors je me permets d'en créer un ^^
Je commence par une question sur la 4e mesure de cette pièce
Quel doigté avez-vous envie de mettre sur les 2 derniers temps ?
Merci bien
J'adore les jeux de mots!alex2612 a écrit :Sinon on tombe dans la version aseptisée des "jets d'eau de Javel"
Je prépare cette oeuvre depuis quatre mois maintenant pour un concours de piano, donc on pourra peut-être s'échanger quelques conseilsNéfertiti a écrit :Je n'ai pas trouvé de sujet sur cette oeuvre sur le forum alors je me permets d'en créer un ^^
Je mets le même doigté, mais ce que je fais quand je suis sur le mi#, c'est de pousser avec mon coude en direction du si: alors le poignet se lève naturellement en basculant vers la gauche, et est alors entrainé vers le si. Ça facilite beaucoup les choses, mais je n'obtiens pas un legato pour autant; sans pédale on entend nettement la césure mi# - si.Okay a écrit :1-2-3-5/4-2-1-2/1-2-3-5/4-2-1-2
Pareil sur chaque groupe de 8 triples.
Dans ce passage le problème épineux est bien sur la distance du si depuis le mi# (et pareil à la fin). Le piège c'est d'essayer de le combler par une rotation de la main, en s'aidant du poignet. Ca ne marche pas a priori, à moins d'avoir de très longs doigts peut-être, et encore. Je garde la main quasi immobile jusqu'au mi#, puis je vais chercher le si d'un déplacement latéral (vraiment un saut au ras des touches), en veillant à ne pas trop effleurer le si, en le cherchant bien au fond de la touche. Surtout éviter de tourner la main, car on ne peut pas repartir. Puis reposition sur le pouce sol#, tranquille (la liaison nous le suggère) et idem.
oui pourquoi pas! C'est une pièce pleine de problèmes j'aurais dû mettre le titre du post au pluriel ^^Je prépare cette oeuvre depuis quatre mois maintenant pour un concours de piano, donc on pourra peut-être s'échanger quelques conseils
Et tu ne mets pas de pédale à cet endroit ou tu voudrais ne pas en mettre ?Je mets le même doigté, mais ce que je fais quand je suis sur le mi#, c'est de pousser avec mon coude en direction du si: alors le poignet se lève naturellement en basculant vers la gauche, et est alors entrainé vers le si. Ça facilite beaucoup les choses, mais je n'obtiens pas un legato pour autant; sans pédale on entend nettement la césure mi# - si.
J'ai étudié cette partition (mais ai tout oublié), ta remarque m'a m'intrigué, je suis allé regarder, et plus j'y repense, plus j'ai l'impression, comme toi, qu'il s'agit d'un oubli/erreur. Le ré# serait plus logique, on aurait l'accord naturel de 11e augmentée. C'est plus dur à jouer, ça change le doigté? lequel mettrais-tu?Patrayce a écrit : lun. 24 févr., 2020 13:38 Par contre, je me pose la question du dernier "ré" de la mesure, qui est censé (d'après la partition) être bécarre sous l'influence du ré bécarre précédent, alors que cela n'a aucun sens au vu de cette progression faite d'une dégringolade de tierces majeures et de quintes augmentées. Cet accord majeur (sol ré si) en plein milieu d'intervalles augmentés me fait presque mal aux oreilles. Pour moi il devrait être dièse, et Ravel a oublié de le noter pour annuler le bécarre, le dièse étant déjà à l'armature naturellement.
Oui les dites « coquilles » dans le Concerto en sol et dans Gaspard de la Nuit sont célèbres et se transmettent de génération en génération, en particulier au Conservatoire de Paris… Mais sont ce des coquilles ? ou des propositions d’arrangements formulées par quelques uns de ses élèves, dont Vlado Perlemuter et Robert Casadesus. Par ex dans la première page d’Ondine la proposition de Perlemuter permet de simplifier grandement l’exécution. Ce que disent ces brillants pianistes c’est que ces modifications ont été acceptées par Ravel, de là à dire qu’il s’agit d’erreurs ou de coquilles ??..? En tous cas Ravel a clairement demandé à Durand de ne pas les intégrer et de conserver le texte original. K. Zimerman à clairement exprimé qu’il ne prenait pas tous ces petits arrangements et garde le texte original dans sa version avec Boulez.BluePhoenix05 a écrit : dim. 08 mars, 2026 22:26 Je me replonge avec délectation dans ces pages avec expérimentations de nouveaux doigtés/arrangements et nouvelles possibilités techniques. Je réfléchis notamment par rapport au type de son que l'on obtenir de différents doigts. S'il y en a qui ont envie d'échanger là dessus, avec plaisir.
Par exemple, à l'avant-dernière mesure, 5432 à la MG me semble plus doux que 5321 (qui procurerait peut-être plus de sûreté au premier abord). A d'autres endroits, l'emploi délibéré du pouce pour sonner tel une cloche.
En consultant l'édition réalisée par Ray Alston sur IMSLP, celui-ci fait la même remarque que plus haut concernant le ré# à la mesure 4 en envisageant une possible erreur.
Si c'est bien une erreur, c'est fou comme celles-ci peuvent perdurer à travers les siècles par fétichisme de la partition.
On s'imagine Ravel méticuleux, mais quand on est auteur et qu'on relit son propre texte qu'on connaît par coeur, on finit souvent par ne plus voir les coquilles les plus évidentes.
Lors d'une masterclasse, j'ai déjà entendu Bertrand Chamayou indiquer une correction dans le texte du concerto en sol à une élève mais je ne me souviens plus de la correction exacte de l'accord en question hélas![]()
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Ray Alson fait d'autres correctifs intéressants par rapport au texte Urtext : mesures 37, 38, 47 (ce qui montre qu'il y a bien eu des coquilles qui sont passées au travers de la première édition), ainsi que des propositions d'arrangements judicieuses.