Le coin ciné

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fritz
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Le coin ciné

Message par fritz »

J'ai trouvé pas mal de sujets sur des films précis mais pas de fil général. Je pense qu'on a au moins un cinéphile sur le forum si j'en crois ce fil alimenté très régulièrement par notre spiani national, venez partager vos coups de cœur, que ce soit la dernière sortie à la mode ou un classique rattrapé !

Je regarde un peu tous les cinémas pour ma part, du cinéma d'auteur français au cinéma de genre coréen, d'un film muet des années 30 au dernier blockbuster en 4DX, même si je ne trouve rien de bien excitant dans la production hollywoodienne actuelle. Malheureusement plus trop le temps d'aller au ciné aussi régulièrement qu'il y a 20 ans

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Beaucoup aimé ça dernièrement, film très angoissant, pas à mettre devant toutes les rétines notamment parce que quelques scènes aux effets gore réussis donc pas ragoutants, le pitch est classique : un frère et sa petite sœur malvoyante sont recueillis par une mère célibataire, femme au comportement bizarre qui semble s'attacher trop rapidement à la sœur et prendre en grippe le frère. Déjà pas facile, la présence d'un jeune garçon muet n'arrange pas la situation ...
baldr
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Re: Le coin ciné

Message par baldr »

Melancholia, Lars von Trier, 2011
Un film difficile à noter. D'un côté, les actrices sont excellentes, la réalisation d'une incessante inventivité et des images d'une splendeur remarquable, de l'autre le scénario est nullissime, d'une vacuité grandiloquente. Comme disait Napoléon, « du sublime au ridicule il n'y a qu'un pas », pas que le cinéaste franchit à chaque instant. Il semble que le grand Lars von Trier se soit laissé dépasser par le thème de l'apocalypse pour en tirer ce que j'appellerais un "magnifique navet".

Un mot sur le traitement de la musique, puisque le réalisateur ne s'offre pas moins que le fameux prélude de Tristan et Isolde de Wagner, dont il répète une bonne demi-douzaine de fois le début. L'ensorcellement de l'œuvre, increvable même encore à notre époque, s'en trouve amoindri. Reste un téléfilm honnête, à voir pour son étrangeté...

Note : 1/5
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fritz
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Re: Le coin ciné

Message par fritz »

baldr a écrit : jeu. 15 janv., 2026 8:09 Un film difficile à noter. [...]
Note : 1/5
Tu y arrives pas mal finalement :mrgreen:

Je ne suis pas un grand fan de Von Trier, j'ai beaucoup entendu que le film est très conscient de lui-même et appuie son propos de façon lourdingue, tu ajoutes de l'eau à ce moulin. Je le rattraperai un jour
Bastien
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Re: Le coin ciné

Message par Bastien »

Dogville, que j'avais vu au cinéma, est un film de Von Trier que j'ai trouvé très regardable. C'est un film qui pose la question de la culpabilité collective, la nature humaine et de la Grâce. Les Idiots est pas mal gratiné aussi, mais vu trop jeune, je ne pense pas avoir réellement saisi le propos du réalisateur.
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fritz
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Re: Le coin ciné

Message par fritz »

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Jusqu'à présent il y avait toujours quelque chose qui me laissait sur le bord de la route dans les films de Ari Aster. La non réaction des protagonistes après le premier choc dans midsommar par exemple. Pour autant je lui reconnaissais un talent certain de metteur en scène mais il n'avait pas encore réussi pour moi à donner corps à un long métrage. Transformation réussie avec eddington qui embrasse plein de thématiques dans ce tableau de l'Amérique contemporaine très coenien dans l'esprit. Il faut que je rattrape beau is afraid du coup !
Modifié en dernier par fritz le sam. 17 janv., 2026 15:20, modifié 1 fois.
wincher01
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Re: Le coin ciné

Message par wincher01 »

Eddington est plus conventionnel que Beau is afraid. Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce dernier, il est assez foutraque :lol:
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fritz
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Re: Le coin ciné

Message par fritz »

Et puis 3h quoi, je ne sais pas pourquoi personne ne sait plus faire des films de moins de deux heures
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fritz
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Re: Le coin ciné

Message par fritz »

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Moins punk que Tsukamoto, moins démonstratif que Nakata, Kiyoshi Kurosawa tourne beaucoup, forcément tout n'est pas très bon mais quand ça fonctionne c'est fort. C'est le cas pour moi avec Cure, récit aux allures de film de serial killer assez classique qui dérive peu à peu dans l'étrange et le malaise par le biais d'une mise en scène à base de longs plans fixes
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Re: Le coin ciné

Message par Spianissimo »

A propos de Ari Aster, je l'avais découvert avec Hérédité, si le film n'est pas parfait, je me suis dit que ce mec était à suivre car c'est un metteur en scène qui a très certainement un potentiel pour pondre d'éventuels chef-d'oeuvres à l'avenir.... Et puis, j'ai vu Midsommar....qui m'a laissé....disons.....dubitatif et quelque peu perplexe....Pas vu Eddington, ni Beau is afraid, pas vu Cure non plus ni Substitution....il faut dire que le cinéma aux Antilles est une usine à bouffer du pop corn et rien d'autre....donc, choper un bon film qui ne soit pas grand public (quand il en passe, et c'est très rare....), c'est déjà avoir la possibilité de le voir à un horaire style le jeudi à 11h ou le Lundi à 19h....Bref, quand à Von Trier, c'est effectivement assez prétentieux comme cinéma, dés fois ça passe, d'autres fois ça casse....mais il faut reconnaître que c'est du cinéma qui remue un peu les tripes à chaque fois....Tout comme Haneke, si on cherche à bouffer du pop-corn, il vaut mieux éviter car on risque de reremplir la boîte aussitôt qu'on l'a vidée :mrgreen:
C'est sympa de parler mais jouons maintenant...
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fritz
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Re: Le coin ciné

Message par fritz »

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J'ai découvert avec joie que l'intégralité des James Bond a intégré le catalogue Netflix. Le très bon y côtoie le très mauvais, goldfinger est le premier joyau de la saga, l'épisode qui trouve la formule qui en fera la recette pendant très longtemps : un méchant charismatique au plan diabolique autant que compliqué, un homme de main aux méthodes inhabituelles, une voiture truffée de gadgets présentés par un M qui sait bien qu'elle ne sera jamais restituée après la mission, des jolies pépés qui ne résistent pas au charme de 007 (ici la suave bestialité de l'agent secret le moins discret du monde arrive même à "convertir" une lesbienne, autre époque ...), le tout baigné par les cuivres d'un John Barry toujours très inspiré. Connery a très longtemps été mon Bond préféré, mon coeur balance aujourd'hui avec Craig qui a relevé le défi brillamment, et vous c'est qui ?
pianojar
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Re: Le coin ciné

Message par pianojar »

Si tu apprécies Daniel Craig il y a un bon film sur Netflix en ce moment
Wake up dead man
Beemahl
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Re: Le coin ciné

Message par Beemahl »

Vu la semaine dernière, Furcy né libre, rare film français sur l'esclavage. Il fonctionne en triptyque : les parties extérieures se concentrent sur une question purement juridique, Furcy est-il libre car sa mère avait été affranchie ? La partie centrale traite davantage de la condition d'esclave. Avis mitigé sur le film : il remet certes en cause le système esclavagiste, pose la question de la notion de troubles à l'ordre public (comprendre, ordre social), etc. mais il se base pour cela sur l'affranchissement (ou non) d'un seul homme sur des détails juridiques qui eux ne remettent pas en cause l'esclavage. Le message final du film est assez naïvement universaliste.
D'une manière générale j'ai trouvé le film moins poignant que ni chaînes ni maîtres (2024) qui traite du même sujet.
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fritz
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Re: Le coin ciné

Message par fritz »

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Revu dial M for murder (j'adore ce titre original plutôt que sa traduction française trop descriptive " le crime était presque parfait"'). Comme un épisode de Columbo avec la maestria d'Alfred derrière la caméra, ce qui compte c'est comment le salop se fera coincé puisqu'on a assisté à tout. Très ludique, notamment dans son exposition, toujours un grand plaisir de cinéma
baldr
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Re: Le coin ciné

Message par baldr »

La mort vous va si bien, Zemeckis, 1992

Cette œuvrette d'allure modeste est une farce implacable qui va du caprice à l'horreur pour se hisser au rang de quasi-chef-d'œuvre. Quoique le propos semble se limiter à la course féminine pour la beauté, à la transgression des lois de la nature et du vieillissement, au jeunisme, à la coquetterie, il en dit plus long que les méditations métaphysiques des cinéastes les plus fastidieux. Ce qui est obscur n’est pas forcément profond et ce qui est ennuyeux n’est pas forcément pertinent. Aussi la partie d’échec avec la Mort dont on veut magnifier le message chez Bergman ou les longueurs de telles réflexions cosmiques se voient surclassées par ce téléfilm qui ne craint pas le mauvais goût.

L'idée principielle développée d'un bout à l'autre est la rivalité, qui s’exerce sur les qualités valorisées par la modernité, comme le pouvoir de séduction et les succès mondains. Les deux femmes ne sont pas rivales aux yeux d'un homme, elles sont d'abord rivales et c’est dans un deuxième temps que l’homme sert d'objet autour duquel cristalliser la rivalité : si je l’ai, je gagne, si tu l’as, je perds. Celle qui gagnera le gros lot avancera vers le haut, quand l’autre, symétriquement, dévalera la pente.

Aussi quand Helen se trouve un mari, c'est uniquement pour vérifier que Madeline ne peut pas le lui prendre. Mieux : c'est parce qu'elle présente Madeline à Ernest comme la rivale des rivales, donc comme la femme la plus séduisante qui existe, du moins située un cran au-dessus d’elle, qu’il en tombe amoureux. Helen désignant sa rivale comme l’objet le plus désirable et le plus interdit, elle porte sa tête sur un plateau à Madeline, qui se sert avec joie, la mortifie et épouse Ernest. Le couple ne s’entend pas et Ernest mal marié ne comprendra jamais cette évidence que Madeline a préféré porter le coup de grâce à sa rivale plutôt que de vivre avec un homme qui lui aurait plu.

D'artiste sur le déclin, Helen se laisse aller sur cette pente appelée "de toute façon c'est fichu" jusqu'à devenir une obèse idiote au pouvoir de séduction négatif. Le comportement de Helen enseigne beaucoup sur l’humanité dans cette scène unique dans l’histoire du cinéma (par rapport au peu que j’en connais) quand, d’un air de rien, elle accepte d’entendre que Madeline ait pu être jalouse d’elle au collège, c’est-à-dire d’accepter la réalité de la rivalité au même titre qu’un observateur, vous ou moi. Les deux femmes, mortes car entretuées à force de se disputer Ernest et rendues immortelles par le mystérieux philtre magique, acceptent l’existence d’une continuité dans l’histoire de la rivalité et d’une fascination haineuse réciproque et croissante propre à tomber en miettes devant la moindre des excuses acceptées. Les réconciliations au cinéma sont rares, qui préfère la grandiloquence du pardon et du salut de l’humanité. Je pense au touchant « La vie est belle ! » qui clôt le Conte de printemps de Rohmer après que la chute d’un collier dans une chaussure a signifié aux yeux du personnage principale que son ennemie n’en était pas une. Si Helen et Madeline n’ont cure d’être "mortes", c’est parce qu’elles sont fascinées l’une par l’autre. Le génie de la scène, qui montre que la fiction est supérieure à la philosophie par ses raccourcis saisissants, c’est que cette réconciliation coïncide avec un geste d’Helen, ventre trouée par un coup de fusil : elle s’assoit sur le canapé de sorte qu’une arme par destination lancée par Madeline pendant la lutte à mort lui passe par le corps, comme un « sacrifice de soi indolore ». Le gag se double d’une représentation universelle, celle du renoncement.

C'est sur cette question cruciale, fondamentale de la rivalité, sur cette nécessité absolue de gagner et de se sentir plus important que celui qui veut la même chose que nous, c'est sur ce pouvoir de séduction ici symbolisé par la beauté "à quoi je veux ressembler pour faire frémir de jalousie mes copines" que le fantastique intervient : et s'il suffisait de boire une potion magique pour avoir la jeunesse éternelle ? Mais voilà, tout pacte avec le diable a un prix, et si pour paraître trente ans toute la vie, il va falloir composer avec la mort elle-même. L’épilogue, grinçant, suggère que le sacrifice de l’acceptation des processus naturels pour des lubies mimétiques crée des monstres.

Note : 3/5
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Durtal
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Re: Le coin ciné

Message par Durtal »

fritz a écrit : mar. 27 janv., 2026 7:30 Image

J'ai découvert avec joie que l'intégralité des James Bond a intégré le catalogue Netflix. Le très bon y côtoie le très mauvais, goldfinger est le premier joyau de la saga, l'épisode qui trouve la formule qui en fera la recette pendant très longtemps : un méchant charismatique au plan diabolique autant que compliqué, un homme de main aux méthodes inhabituelles, une voiture truffée de gadgets présentés par un M qui sait bien qu'elle ne sera jamais restituée après la mission, des jolies pépés qui ne résistent pas au charme de 007 (ici la suave bestialité de l'agent secret le moins discret du monde arrive même à "convertir" une lesbienne, autre époque ...), le tout baigné par les cuivres d'un John Barry toujours très inspiré. Connery a très longtemps été mon Bond préféré, mon coeur balance aujourd'hui avec Craig qui a relevé le défi brillamment, et vous c'est qui ?
Un jour, j’ai réalisé que je ne connaissais pas bien James Bond, et ça m’a donné l’idée de tous les regarder dans l’ordre chronologique, ce qui m’a pris des mois. Mais je me suis arrêté à Brosnan. Je n’ai encore vu aucun Craig. Le schéma classique se met rapidement en place, avec un adversaire mégalomane, déjà bien présent dans les romans, puis dans la première adaptation filmée, avec Casino Royale, pour la télévision américaine dans les années 1950 (je ne l’ai pas vu), où le héros s’appelle Jimmy Bond et travaille pour la CIA, puis avec les débuts de la production Eon, avec Dr. No. Les gadgets font leur apparition dans le suivant, Bons baisers de Russie.

Quant à Goldfinger, il fait surtout figure d’exception à cause de son générique, conçu par le génial graphiste Robert Brownjohn, qui avait aussi conçu le générique de Bons baisers de Russie. Malheureusement, Brownjohn s’est brouillé ensuite avec les producteurs, ce qui l’a écarté des épisodes suivants, puis il est mort assez jeune en 1970. Les producteurs rappellent donc Maurice Binder, qui avait déjà fait le générique de Dr. No, et fera tous les suivants pendant 30 ans jusqu’à l’ère Timothy Dalton, dans un style très particulier que personnellement je trouve d’assez mauvais goût.

Donc Goldfinger n’est pas complètement un prototype. Il est assez unique pour son esthétique marquée par le style très artistique de Brownjohn, que l’on perd par la suite.

Outre Goldfinger, j’ai apprécié Bons baisers de Russie, Au service secret de Sa Majesté (j’ai bien aimé le duo Lazenby et Diana Rigg, Lazenby a fait une belle bêtise d’ailleurs de refuser d’endosser durablement le rôle, il était parfait, c’est bien dommage), L’homme au pistolet d’or et Moonraker.

Ainsi que le retour tardif de Connery dans les années 80 avec le remake d’Opération Tonnerre : Jamais plus jamais, réalisé en dehors de la série officielle.

Après, dans la série récente, on cesse d’adapter les romans de Fleming, et je trouve que ça devient moins intéressant. J’ai assez détesté l’ère Brosnan, quoique j’aime bien l’acteur. Le massacre des romans de Fleming avait d’ailleurs commencé dès l’époque de Roger Moore. Et un roman en particulier n’a jamais vraiment été adapté : L’espion qui m’aimait, parce que Fleming l’avait interdit, n’autorisant que l’utilisation du titre (les producteurs ont pris la liberté d’utiliser également le personnage Horovitz surnommé « L’horreur », parce qu’il dispose d’une mâchoire d’acier). Il n’y a d’ailleurs pas grand-chose d’exploitable dans ce roman pour l’intégrer à la série Eon, puisque Bond n’y apparaît qu’à la fin pour sauver l’héroïne. Il n’y est quasiment pas question d’espionnage. Ça pourrait faire un bon film psychologique, par contre.
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fritz
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Re: Le coin ciné

Message par fritz »

J'ai lu quelques Flemming et j'ai trouvé ça assez mauvais, du coup je trouve que les adaptations ciné sont réussies vu le matériau de base. Brosnan est un super James Bond, malheureusement c'est aussi lui qui a eu le droit aux plus mauvais films je crois. Je ne comprends pas trop le retour en grâce de au service secret de sa Majesté, je le reverrai mais rien que pour la scène où "l'africaine" mange des bananes et la japonaise des sushis, je sais bien qu'il faut replacer dans le contexte de l'époque mais quand même ...

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Sinon j'ai fait découvrir Amélie Poulain à mes filles, ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas vu, probablement un des premiers films qui m'a fait réaliser l'importance du réalisateur. J'aime toujours beaucoup, même si ma cinéphilie c'est étoffée depuis. Ca marche encore sur les jeunes générations également visiblement.
baldr
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Re: Le coin ciné

Message par baldr »

C'est bien, ce coin ciné, merci à fritz.

Au fond des bois, Jacquot, 2010
Bravo au compositeur, Bruno Coulais : enfin une musique écoutable au cinéma ! J'ai cru qu’il s’agissait d’un concerto de Dutilleux. Les lieux et les acteurs font le reste, une jeune fille évanescente sous l’emprise d’un sauvage touchant et répugnant, à la gringalitude inquiétante, au parler patois, ou est-ce la langue du diable ; un fils de Pan au petit grade, un incube, dont on s'étonne de ne pas lui trouver des sabots au lieu de pieds, et qui constitue la curiosité du film. Mais si l’idée de possession dans un cadre champêtre et dix-neuvièmiste promettait un film fantastique à la française (Maupassant ?), le petit démon s'en tient aux mêmes tours qu'il répète. Trop peu d'envoûtements, pas assez de prodiges, ni de révélations sur le mal qui habite jusqu’aux honnêtes gens. Le film pêche par superficialité et par manque de péripéties. De plus, entre la multiplication des scènes para-érotiques, la balafre sur la main, le fer rouge sur la peau et l'absence de critique rationnelle du magnétisme, je m'étonne que le film ne soit pas frappé d'un avertissement. J’aurais dit, à la louche, « à déconseiller aux moins de 14 ans ».

Note : 0/5
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