MOZART SONATE KV545 (2ème mouvement)
- André Quesne
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Re Jean-Luc,
je suis heureux de constater que mon oreille est encore assez bonne, bien que j'ai une atténuation aux environs des 4000 Hz...
En effet tu confirmes ce que j'ai remarqué du premier coup. Ton piano silent est intéressant à ce point de vue et si j'ai bien compris tout se fait par câble du piano à l'ordinateur; c'est une formule intéressante qui te permet de jouer à tous moments.
Avec mon 1/2 queue, le problème est différent mais quel plaisir de jouer piano ouvert quand l'oeuvre est bien maîtrisée. Quand mon accordeur me l'a livré, il a tapé dans ses mains pour évaluer la réverbération; d'après ce que j'ai compris il n'en souhaitait pas trop. Je ne sais pas si les concertistes la recherche ou non, en tout cas ils doivent s'adapter et c'est là qu'intervient le dosage de la pédale en fonction de l'acoustique.
En ce qui concerne le décalage entre les 2 mains, je suis absolument contre, ça dénature le caractère de l'oeuvre et ce n'est pas écrit.
A bientôt et merci encore pour toutes tes précisons.
André
je suis heureux de constater que mon oreille est encore assez bonne, bien que j'ai une atténuation aux environs des 4000 Hz...
En effet tu confirmes ce que j'ai remarqué du premier coup. Ton piano silent est intéressant à ce point de vue et si j'ai bien compris tout se fait par câble du piano à l'ordinateur; c'est une formule intéressante qui te permet de jouer à tous moments.
Avec mon 1/2 queue, le problème est différent mais quel plaisir de jouer piano ouvert quand l'oeuvre est bien maîtrisée. Quand mon accordeur me l'a livré, il a tapé dans ses mains pour évaluer la réverbération; d'après ce que j'ai compris il n'en souhaitait pas trop. Je ne sais pas si les concertistes la recherche ou non, en tout cas ils doivent s'adapter et c'est là qu'intervient le dosage de la pédale en fonction de l'acoustique.
En ce qui concerne le décalage entre les 2 mains, je suis absolument contre, ça dénature le caractère de l'oeuvre et ce n'est pas écrit.
A bientôt et merci encore pour toutes tes précisons.
André
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Je te rassure André, tu as une excellente oreille!
C'est un défaut que j'ai en général et qu'il faudrait que je corrige dans des oeuvres comme celles-ci (je parle des décalages volontaires). Ce n'est pas difficile à corriger, mais faut pas que je me laisse entraîner... 
Oui, tu as raison. Ce n'est pas très heureux d'ailleurs à l'écoute, mais c'est plus fort que moi...André Quesne a écrit :En ce qui concerne le décalage entre les 2 mains, je suis absolument contre, ça dénature le caractère de l'oeuvre et ce n'est pas écrit.


- zarathoustra
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Tout à fait d'accord avec toi André à propos de l'acoustique! J'aime beaucoup pour ma part quand il y a pas mal de reverb.
A l'ecole normal je joue dans un piece qui fait au moins 6 metres de hauteur et 30-40 m². Je trouve que c'est un vrai bonheur. En revanche on ne peut pas surcharger de pedale ca devient vite fouilli.
A l'ecole normal je joue dans un piece qui fait au moins 6 metres de hauteur et 30-40 m². Je trouve que c'est un vrai bonheur. En revanche on ne peut pas surcharger de pedale ca devient vite fouilli.
- André Quesne
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Et ben voilà !...tout le problème est bien là; avec un peu de réverbération, pas besoin de beaucoup de pédale (on peut dans certains cas s'en passer) et le piano chante mieux, le son est plus chaleureux.
Pas de réverbération...il faut compenser mais en l'employant avec parcimonie et judicieusement.
Je pense que dans le local où tu joues trop de pédale n'apporterait que de la cacophonie...
Mon pauvre Zarat (mon père me disait mon pauvre André...) cette "maudite pédale" fait verser beaucoup d'encre...(je te taquine parce que je sais que tu prends bien la plaisanterie).
A+ André
Pas de réverbération...il faut compenser mais en l'employant avec parcimonie et judicieusement.
Je pense que dans le local où tu joues trop de pédale n'apporterait que de la cacophonie...
Mon pauvre Zarat (mon père me disait mon pauvre André...) cette "maudite pédale" fait verser beaucoup d'encre...(je te taquine parce que je sais que tu prends bien la plaisanterie).
A+ André
- zarathoustra
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Ah non, alors...zarathoustra a écrit :Arretons de parler de cette pedale parce que plus ca va aller et plus je me retiendrai d'en mettre dès que je verrai marqué mozart dessus...


Au sujet de la pédale, voici ce que préconise Marguerite Long :
"Un chapitre entier serait nécessaire pour étudier, même sommairement, l'utilisation de la pédale. Son emploi dépend beaucoup des auteurs. Il ne faut s'en servir qu'avec la plus grande réserve dans Bach, ainsi que dans Mozart. Dans Bach, on pourrait même la prohiber complètement, mais le purisme est peut-être excessif - car, dans ce cas, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout et ne pas se refuser à interpréter les auteurs que sur les instruments d'époque? Même dans les auteurs plus modernes, il faut savoir apprécier la sonorité plus sèche mais parfois plus efficace de certains passages joués sans pédale - la note émise sans l'accompagnement de tous les harmoniques a une couleur dont il ne faut pas se priver sytématiquement. Cela dit, la pédale ne joue pas seulement un rôle de véritable arcjtecte harmonique en conservant d'un bout à l'autre du clavier la construction sonore des notes et des accords qui peuvent musicalement se superposer. Elle assure des legatos impossibles sans elle et notamment, le noble legato des basses que la main ne peut tenir. Elle permet aussi - de façon plus subtile - de soutenir un chant, de mettre en valeur sa séduction en éveillant autour de chaque note bien timbrée, le cortège enchanteur de ses harmoniques".
- zarathoustra
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- André Quesne
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Je suis 100% d'accord avec Marguerite...
Dans Bach et Mozart elle ne se prononce qu'avec réserve, c'est tout à fait ça. Je pense aussi au local de l'école de Zarat où trop de pédale produirait un effet désastreux; donc encore une fois, l'oreille et l'acoustique...
Pour les grands écarts légato, elle est nécessaire et irremplaçable; c'est le "lié de pédale".
Dans Bach et Mozart elle ne se prononce qu'avec réserve, c'est tout à fait ça. Je pense aussi au local de l'école de Zarat où trop de pédale produirait un effet désastreux; donc encore une fois, l'oreille et l'acoustique...
Pour les grands écarts légato, elle est nécessaire et irremplaçable; c'est le "lié de pédale".
Elle permet aussi - de façon plus subtile - de soutenir un chant, de mettre en valeur sa séduction en éveillant autour de chaque note bien timbrée, le cortège enchanteur de ses harmoniques".
- André Quesne
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- Mon piano : Steinway B-211
Marguerite Long était la prof de Samson François à l'école normale de musique de Paris fondée par Alfred Cortot.
Elle n'était pas d'accord avec Samson parce qu'il jouait les mains trop à plat. Elle disait: "le piano c'est ça" en montrant la position que devaient avoir les mains sur le clavier.
Et pourtant...Samson François...quel grand artiste plein de générosité !
Elle n'était pas d'accord avec Samson parce qu'il jouait les mains trop à plat. Elle disait: "le piano c'est ça" en montrant la position que devaient avoir les mains sur le clavier.
Et pourtant...Samson François...quel grand artiste plein de générosité !
- dominique
- Modératrice
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Je croyais que c'était au conservatoire de Paris, et non à l'école normale...
C'est vrai, Lucette Descaves me l'a dit, Marguerite Long n'aimait pas Samson François. Lucette Descaves, elle, lui a toujours reconnu un grand talent.
C'est vrai, Lucette Descaves me l'a dit, Marguerite Long n'aimait pas Samson François. Lucette Descaves, elle, lui a toujours reconnu un grand talent.
caminante, no hay camino, se hace camino al andar.
Veritas odium parit, obsequium amicos
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- André Quesne
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- zarathoustra
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- Mon piano : Pigeon fermier de keriven fourré au foie
- André Quesne
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- zarathoustra
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- Mon piano : Pigeon fermier de keriven fourré au foie
- André Quesne
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