Le "dopage" dans la musique classique

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sylvie piano
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par sylvie piano » ven. 28 juin, 2019 0:41

Retour d'un très beau moment musical, 1340 euros pour l'association pour laquelle je jouais. Piano seule, et notre spectacle "du piano du côté de chez Swann".
1/5 de BB.... Et bien pas de surprise, ce qui n'était pas très prêt, n'était toujours pas très prêt.... Et ce qui l'était a été moment de magie, plaisir de jouer, de donner, de partager. Jamais l'idée de se sentir plus fort., d'être une vedette. Pour moi, sentir l'émotion du public, c'est ça ma vraie drogue. Et ce soir notre Proust a encore une fois déclenché des larmes et des rires.....

Erin
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Erin » ven. 28 juin, 2019 10:10

sylvie piano a écrit :
ven. 28 juin, 2019 0:41
Retour d'un très beau moment musical, 1340 euros pour l'association pour laquelle je jouais. Piano seule, et notre spectacle "du piano du côté de chez Swann".
1/5 de BB.... Et bien pas de surprise, ce qui n'était pas très prêt, n'était toujours pas très prêt.... Et ce qui l'était a été moment de magie, plaisir de jouer, de donner, de partager. Jamais l'idée de se sentir plus fort., d'être une vedette. Pour moi, sentir l'émotion du public, c'est ça ma vraie drogue. Et ce soir notre Proust a encore une fois déclenché des larmes et des rires.....
Bravo !
Ben c'est comme ça que je vois "à mon petit tout petit niveau" le jeu en public aussi (c'est ce que je voulais dire l'autre jour... :wink: même si je me trouve à des lustres de ton expérience cela va sans dire) :mrgreen: Il y a un plaisir de partage, moi mon rêve (si j'y parviens un jour) c'est justement d'apporter de bons moments, du rêve, des émotions (dans un monde où il y a tant de mocheté)....
Le bonheur n'est pas au bout du chemin il est le chemin - adage tibétain

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Presto
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Presto » ven. 28 juin, 2019 16:00

quazart a écrit :
mer. 26 juin, 2019 19:00
Presto a écrit :
mer. 26 juin, 2019 11:50
Par dopage j'entends un moyen artificiel de doper ses performances, et la réponse est non.
Ta réponse est a priori logique, mais... masquer la douleur fait partie du dopage. Appliqué à la musique, masquer le stress ressort exactement du même principe.
Et pourquoi ne pas contrôler les musiciens alors que les danseurs le sont ?
Ceci étant je ne me fais pas l'avocat des contrôles, il faudrait tout contrôler, partout, dans tous les domaines... :(
oui, tu as raison.
Une étude était sortie sur le "dopage" chez les scientifiques, ce n'était pas triste…
"Vivi felice" Domenico Scarlatti

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mh_piano
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par mh_piano » ven. 28 juin, 2019 18:19

quazart a écrit :
jeu. 27 juin, 2019 23:14
mh_piano a écrit :
jeu. 27 juin, 2019 17:57
Le problème dans cette analogie du cycliste, déjà avancée dans ce fil, c'est que le cycliste qui n'est pas capable de monter le col, ne le sera pas qu'il y ait du public et des caméras, ou pas.
Alors que le problème des musiciens c'est qu'ils sont tout à fait capables de "monter le col" (leur prestation musicale) en l'absence de public. Le problème à résoudre n'est donc pas "le col", mais la présence du public.
L'analogie avec le dopage des sportifs me parait donc un peu faible.
Quand j'ai établi le parallèle, je comparais le cycliste luttant contre sa douleur, donc contre lui-même et le musicien qui lutte contre son trac, donc également contre lui-même...
Ceci dit, le public pour le cycliste peut parfois être un adversaire redoutable. Mais dans un contexte bien sûr qui n'a rien de comparable.
Autre argument pour distinguer "dopage sportif" et "dopage des musiciens"...
Prenons 2 cyclistes, Pierre et Paul, de même niveau selon leur entraîneur. On est bien d'accord que si Pierre se dope, et pas Paul, il est à peu près certain que Paul sera largement distancé à la prochaine course par Pierre.
Prenons 2 pianistes, Lucas et Alexandre, de même niveau selon leur professeur (n'ouvrons pas la discussion là dessus si ces prénoms vous font penser à quelqu'un :wink: - mais ceci est une fiction et tout parallèle avec des personnages existants serait fortuit ). Mais Lucas souffre d'un trac handicapant, ce qui n'est pas le cas d'Alexandre qui paraîtra meilleur en public. Si Lucas se "dope" avec des bb, il y a des chances qu'il soit en public au même niveau de performance qu'Alexandre, mais cela n'en fera pas un meilleur pianiste.
(Cela a déjà été dit je sais, on tourne un peu en rond avec ce sujet... #-o)

Lazur84
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Lazur84 » ven. 28 juin, 2019 19:06

mh_piano a écrit :
ven. 28 juin, 2019 18:19
Prenons 2 pianistes, Lucas et Alexandre, de même niveau selon leur professeur (n'ouvrons pas la discussion là dessus si ces prénoms vous font penser à quelqu'un :wink: - mais ceci est une fiction et tout parallèle avec des personnages existants serait fortuit ). Mais Lucas souffre d'un trac handicapant, ce qui n'est pas le cas d'Alexandre qui paraîtra meilleur en public.
Oh et bien on te répondra que Lucas, s'il n'est pas capable d'assurer un récital sans prendre de BB, n'a pas la trempe d'un concertiste. Qu'il se mette à la comptabilité.

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Presto
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Presto » ven. 28 juin, 2019 19:41

C'est franchement limite come argumentation je trouve et pas très élégant :(
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Lazur84
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Lazur84 » ven. 28 juin, 2019 19:53

C'est même complètement con comme argumentation. L'ironie est une figure du discours complexe : elle ne fonctionne que si l'on peut établir une connivence entre l'énonciateur et son lecteur.

leLama
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par leLama » ven. 28 juin, 2019 21:19

Pour ma part, je trouve l'argumentation de Lazur84 tout fait censée. L'activité du concertiste ne consiste pas a jouer chez soi tranquillement, elle consiste a jouer devant un public. La qualité de jouer en public mieux que chez soi est donc un qualité musicale centrale demandée a un concertiste.

Il y a aussi des sportifs qui craquent en competition. Les sportifs les meilleurs sont ceux qui sont bons en compétition, pas ceux qui sont bons à l'entrainement... La gestion du stress est un des multiples aspects de la performance, pour les pianistes aussi.

Penser que la valeur reelle du concertiste se mesure chez lui tout seul sans public me semble une construction toute theorique qui amene a la justification du dopage. J'ai deja vu dans le monde sportif ce type d'argumentaire pro-dopage. On explique que le niveau normal du sportif est celui ou tous les parametres biologiques sont au top. Comme ces parametres biologiques ne sont pas optimaux dans la vie reelle, on utilise la chimie pour remettre le sportif "au niveau". Ces parametres optimaux sont des constructions mythiques, tout comme un pianiste jouant sans stress devant un public. Et dans les deux cas, on presente l'individu mythique comme "une normale" justifiant la prise de produits dopants.

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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par quazart » ven. 28 juin, 2019 21:56

Lazur84 a écrit :
ven. 28 juin, 2019 19:53
C'est même complètement con comme argumentation. L'ironie est une figure du discours complexe : elle ne fonctionne que si l'on peut établir une connivence entre l'énonciateur et son lecteur.
D'où l'existence des smileys, qui m'énervaient jusqu'au jour où j'ai compris que le cycliste moyen est plus à l'aise avec l'almanach Vermot qu'avec le second degré...

sylvie piano
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par sylvie piano » ven. 28 juin, 2019 22:19

En musique classique il n'y a pas que des concours (surtout pas !!!) , et heureusement!!
C'est la grande différence avec le sport. En fait ça n'a juste rien à voir.

Line-Marie

Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Line-Marie » ven. 28 juin, 2019 22:22

leLama a écrit :
ven. 28 juin, 2019 21:19
Pour ma part, je trouve l'argumentation de Lazur84 tout fait censée. L'activité du concertiste ne consiste pas a jouer chez soi tranquillement, elle consiste a jouer devant un public. La qualité de jouer en public mieux que chez soi est donc un qualité musicale centrale demandée a un concertiste.

Il y a aussi des sportifs qui craquent en competition. Les sportifs les meilleurs sont ceux qui sont bons en compétition, pas ceux qui sont bons à l'entrainement... La gestion du stress est un des multiples aspects de la performance, pour les pianistes aussi.

Penser que la valeur reelle du concertiste se mesure chez lui tout seul sans public me semble une construction toute theorique qui amene a la justification du dopage. J'ai deja vu dans le monde sportif ce type d'argumentaire pro-dopage. On explique que le niveau normal du sportif est celui ou tous les parametres biologiques sont au top. Comme ces parametres biologiques ne sont pas optimaux dans la vie reelle, on utilise la chimie pour remettre le sportif "au niveau". Ces parametres optimaux sont des constructions mythiques, tout comme un pianiste jouant sans stress devant un public. Et dans les deux cas, on presente l'individu mythique comme "une normale" justifiant la prise de produits dopants.
=D> tout à fait d'accord avec toi ! Et j'ai surligné cette phrase censée et qui me parle !!!
Merci Lazur pour tes remarques toujours pertinentes ! 8)

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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Lazur84 » ven. 28 juin, 2019 22:49

quazart a écrit :
ven. 28 juin, 2019 21:56
Lazur84 a écrit :
ven. 28 juin, 2019 19:53
C'est même complètement con comme argumentation. L'ironie est une figure du discours complexe : elle ne fonctionne que si l'on peut établir une connivence entre l'énonciateur et son lecteur.
D'où l'existence des smileys, qui m'énervaient jusqu'au jour où j'ai compris que le cycliste moyen est plus à l'aise avec l'almanach Vermot qu'avec le second degré...
Moui... des fois on croit pouvoir se libérer des smileys parce qu'on les estime lourdingues, redondants et trop "voilà comment vous devez lire mon message lol", mais en fait non, tu as raison.

Pour ceux qui trouvent que mon premier messages était hyper pertinent, je veux juste dire que non, justement : mon argumentation était totalement antiphrastique et insensée.
Il me semble impossible de diviser les musiciens en deux groupes : ceux qui peuvent jouer en public, ceux qui ne le peuvent pas.
D'abord, je pense que nombre d'entre eux oscillent entre ces deux groupes, en fonctions des moments, de leur progression, de leur confiance ou de leurs doutes.
Ensuite et surtout, je crois que bien des musiciens sont capables de choses exceptionnelles en public, parce que l'écoute d'un public, le seul fait d'adresser un discours, les portent bien au-delà de ce qu'ils peuvent faire tous seuls sur leur piano, mais qu'ils n'en subissent pas moins le trac et en souffrent, parce que celui-ci peut tout mettre à sac : je comprends qu'ils cherchent une aide, et la prise d'un BB dans ce cas me semble assez anecdotique dans ce cas.
Enfin, Je ne sais pas bien ce que vaut l'analogie qu'on construit ici entre les musiciens, dont il faut croire que certains se dopent pour assurer un concert et les sportifs de haut niveau, qui se dopent à peu près tout le temps de leur préparation, pour augmenter leur musculature, leur résistance cardiaque, etc. (et se ruinent ainsi la santé). Je ne sache pas qu'un pianiste prenne des anabolisants pour réussir ses gammes.

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floyer
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par floyer » ven. 28 juin, 2019 23:19

Le concert amical avec Bêta bloquant est peut-être comparable à un randonneur avec des problèmes cardiaques qui doit aussi en prendre pour éviter à son pouls de monter trop haut.

Dans le premier, c’est le plaisir du partage de la musique. Dans le second cas, c’est le plaisir de la randonnée, ses paysages, etc.

Ce qui est en jeu dans les deux cas est moins une évaluation contrairement à un contexte compétitif.

Dans le cadre d’une compétition de piano, si l’organisation tolère la prise de Bêta bloquant (ne serait-ce par désintérêt), les règles sont les mêmes pour tous. C’est peut-être toléré car on s’intéresse peut être plus au résultat (la musique, ce que l’on entend), alors que l’on s’intéresse plus aux qualités du sportif qu’au résultat qui n’est qu’un moyen de l’évaluer (en caricaturant, sinon les courses de motos auraient remplacé celle de vélos moins efficaces). Ceci-dit, il y a des limites : un concours de chant, c’est sans auto-tune normalement.

(Et parfois, la panne d’autotune est bien embarrassante pour certains : https://m.huffingtonpost.fr/amp/2017/07 ... _23058384/ :mrgreen: )

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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par sylvie piano » ven. 28 juin, 2019 23:47

Les chanteurs prennent de la cortisone. Ça c'est très connu.....

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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par sylvie piano » sam. 29 juin, 2019 0:13

Erin a écrit :
ven. 28 juin, 2019 10:10
sylvie piano a écrit :
ven. 28 juin, 2019 0:41
Retour d'un très beau moment musical, 1340 euros pour l'association pour laquelle je jouais. Piano seule, et notre spectacle "du piano du côté de chez Swann".
1/5 de BB.... Et bien pas de surprise, ce qui n'était pas très prêt, n'était toujours pas très prêt.... Et ce qui l'était a été moment de magie, plaisir de jouer, de donner, de partager. Jamais l'idée de se sentir plus fort., d'être une vedette. Pour moi, sentir l'émotion du public, c'est ça ma vraie drogue. Et ce soir notre Proust a encore une fois déclenché des larmes et des rires.....
Bravo !
Ben c'est comme ça que je vois "à mon petit tout petit niveau" le jeu en public aussi (c'est ce que je voulais dire l'autre jour... :wink: même si je me trouve à des lustres de ton expérience cela va sans dire) :mrgreen: Il y a un plaisir de partage, moi mon rêve (si j'y parviens un jour) c'est justement d'apporter de bons moments, du rêve, des émotions (dans un monde où il y a tant de mocheté)....
Merci Erin.
Lors de ces concerts petits formats (entre 50 et 80 places), les échanges avec le public sont directs. Après le concert autour d'un verre, avec simplicité. C'est un moment privilégié que nous savourons chaque fois.
Les heures passées à travailler prennent un sens différent. Et de nouveaux projets se profilent.... Donner du rêve... C'est exactement ce que je souhaite, emmener le public en voyage... Relier littérature et piano, mes deux passions.
Au premier rang un enfant de 12 ans que je ne connaissais pas. J'espère vous en reparler bientôt.

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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par roulroul » sam. 29 juin, 2019 0:36

Lazur84 /Et puis, "se flinguer la santé seul, passe encore", ça veut dire quoi ?
Ben c'est une phrase sortie de son contexte, parce que plus loin, j' ajoute :
"mais risquer la vie en collectivité d' autres personnes, c'est limite..." Tout le monde aura compris la subtilité.
Toutes les pratiques addictives interrogent au contraire la collectivité dans son ensemble, par la question de la prévention, des soins à apporter et de la réflexion sur notre société.
Prévention ? Quelle prévention ? La, on cause d' adultes plutôt bien intégrés, et d'un bon niveau social. C'est un peu facile.
J'ai appris récemment, de source interne, que la cocaïne est assez répandue au Conservatoire national parmi les élèves.
Cette phrase me hante : elle fout tout par terre. Ça brise un rêve.
Je me dis que finalement j' ai de la chance d' être un assez médiocre pianiste, et de me taper une bonne bière de temps a autre.

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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Lazur84 » sam. 29 juin, 2019 10:19

roulroul a écrit :
sam. 29 juin, 2019 0:36
Tout le monde aura compris la subtilité.
Elle m'échappe encore.

Erin
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Erin » sam. 29 juin, 2019 10:22

Lazur84 a écrit :
sam. 29 juin, 2019 10:19
roulroul a écrit :
sam. 29 juin, 2019 0:36
Tout le monde aura compris la subtilité.
Elle m'échappe encore.
J'avoue qu'à moi aussi Lazur... #-o
Le bonheur n'est pas au bout du chemin il est le chemin - adage tibétain

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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par sylvie piano » sam. 29 juin, 2019 10:39

Ce matin je pensais à nouveau à cette idée que certains défendent finalement d'une forme de pureté du musicien, surhumain parmi les humains. Un être qui se devrait de renoncer au plaisir de jouer, pour je ne sais quelle éthique.
Et j'ai fait une comparaison qui me correspond. Je suis pianiste professionnelle et sur ce forum pour la plupart vous êtes de merveilleux amateurs passionnés. Or je suis une actrice non-professionnelle. Et bien, ça m'est bien égal lorsque je vais au théâtre d'imaginer que pour être capable de me donner en toute liberté une belle émotion, l'acteur ou l'actrice professionnel(le) a choisi de rendre son trac supportable pour donner le meilleur à son public. Je ne penserai pas une seconde "soit il est capable de monter sur scène, dans sa pureté humaine, soit il ne le fait pas". Je ne pense pas qu'il vole à quiconque quoique ce soit.

Un autre exemple : un chirurgien. Si on me dit qu'il a pris un BB pour réaliser une opération particulièrement délicate, je penserai qu'il est bien intelligent d'assurer le coup puisque quoiqu'il en soit il sera parfaitement maître de son art.En revanche si je sais qu'il a pris une bière, je serai moins confiante.....

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Presto
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Re: Le "dopage" dans la musique classique

Message par Presto » sam. 29 juin, 2019 11:30

Pour ma part je suis totalement d'accord, à la limite je dirais que ça ne nous regarde pas.
"Vivi felice" Domenico Scarlatti

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