Quand le simple est dur ...

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Wladyslaw
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Quand le simple est dur ...

Message par Wladyslaw » jeu. 13 déc., 2007 23:02

Bonjour,

Je commence à travailler le prélude de Rachmaninof opus 32 / 12 ...
A première vue, je pensais que c'était plutot "facile" à jouer.... pas trop long, main droite répétitive.
EN réalité, je me rends compte que cette pièce recelle de vacheries extrêmement dures à jouer correctement.
Presque chaque mesure me pose un problème de doigté, de musicalité, problème technique avec en plus, des tas de substitution de doigts, arpégés, etc ...
Bref, je crois que ca va me donner bcp de fil à tordre.

Vous est-il déjà arrivé d'avoir ce genre de surprise (une oeuvre qui vous paraissait simple qui se revele difficile ou l'inverse).

Wlad.
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anuradha
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Re: Quand le simple est dur ...

Message par anuradha » jeu. 13 déc., 2007 23:21

Quand on pense que c' est un des plus abordables ! Il faut surtout que la main droite répétitive soit bien sage et relativement immobile pour qu' elle puise être rapide.
Sinon pour répondre à ta question à 95 %, c'est souvent plus dur que ce que j' avais imaginé :( . Mais ce qui compte pour moi, c' est qu' il se passe chaque jour quelque chose dans ma relation avec le morceau et avancer en mettant des bases.
Sensible mais tonique

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Re: Quand le simple est dur ...

Message par Jean-Luc » ven. 14 déc., 2007 0:44

Eh oui, anuradha a raison, c'est l'un des plus simples préludes de Rachmaninoff pourtant (du moins de cet opus), mais il n'est pas si facile.
J'ai bien galéré sur la 3ème page, la plus difficile à mon avis du point de vue de la sonorité.

Autrement, je dois pas être comme tout le monde, car je pense très souvent (pas systématiquement quand même) que les morceaux sont trop difficiles. Alors comme ça, pas de déception... :wink:
Et puis il y a la musique "faussement facile". Mozart par exemple, c'est typique. Ca paraît si simple, et pourtant pour y donner un sens sans jouer quelque chose de niais, faut s'accrocher...!

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Wladyslaw
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Re: Quand le simple est dur ...

Message par Wladyslaw » ven. 14 déc., 2007 0:58

Oui, c'est pas si dur que ca non plus, mais je pensais vraiment que c'était super facile alors qu'il y a des vraies vacheries avec bcp de travail.....
Je ne suis pas sur de partager votre avis sur le fait que ce prélude est le plus facile du recueil !

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zarathoustra
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Re: Quand le simple est dur ...

Message par zarathoustra » ven. 14 déc., 2007 7:32

Je suis un peu comme jean luc en ajoutant que je panique toujours rien qu'en ouvrant la partition!

Très serieusement, c'est presque vrai : ce qui a l'air facile l'est souvent beaucoup moins et ce qui a l'air difficile est souvent beaucoup plus facile. Donc sur ce principe, je prefere oublier l'idée que je me fais d'un morceau avant un bon moment.

Tout ca me rapelle quand j'etais petit où quand j'ouvrai une partoche, il suffisait de voir plein de noir (interpreter des doubles croches) j'etais reveur. L'exemple parfait d'ailleurs c'est l'intro de la sonate pathetique qui de vue me faisait rever comme quelque chose d'impossible à jouer tant c'etait tout noir.

Pico
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Re: Quand le simple est dur ...

Message par Pico » ven. 14 déc., 2007 10:24

:mrgreen:
Ahah oui je vois bien ce que tu veux dire zara !
En fait le mieux ça serait en plus de ne prendre que des éditions où les mesures sont très condensées pour faire encore mieux :wink:

Sinon, je suis assez d'accord, en général, ça a toujours l'air plus facile quand on écoute le morceau que quand on s'y attaque, mais ça arrive d'avoir des bonnes surprises aussi je trouve...

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Re: Quand le simple est dur ...

Message par pianomineur » ven. 14 déc., 2007 11:03

et encore, on a parfois l'impression d'avoir surmonté les difficultés et de sortir quelque chose de correct mais, soumis à des oreilles extérieures (et expertes, comme un prof par exemple ...) on se rend compte qu'on a fait que dégrossir le sujet et que la somme de travail reste immense

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Re: Quand le simple est dur ...

Message par Chaupain » ven. 14 déc., 2007 13:18

Le pire pour ca, c'est peut-etre Schumann. Un petit morceau de rien du tout avec quelques notes peut
vous procurer les pires difficultes...Avec Liszt au moins, on est prevenu des le premier coup d'oeil..

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Re: Quand le simple est dur ...

Message par Rubato » ven. 14 déc., 2007 13:29

De toutes façons, j'estime que le grand art est de rendre" simple " ce qui paraît compliqué.
Plus un musicien est sobre dans l'expression, plus je le trouve profond.
Le tempo rubato est comme le vent jouant dans le feuillage d'un arbre dont les branches ne bougent pas.
Franz Liszt.

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Re: Quand le simple est dur ...

Message par Wladyslaw » sam. 15 déc., 2007 14:02

zarathoustra a écrit :Je suis un peu comme jean luc ...

Oh ... je te plains mon petit zazar ! :lol: :lol: :lol:

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Re: Quand le simple est dur ...

Message par Franz Liszt » dim. 16 déc., 2007 16:04

Cher collègue, tu trouveras dans le dernier topic un lien vers le début de cette pièce à l'époque ou je la commençais (évidemment maintenant avec quelque commentaires de mon prof ça a évolué)

Moi je te suggère ça, au commencement ne fait pas attention aux changements de tempi. Travaille la métronomialement, puis petit à petit lorsque la technique sera entre tes doigts, augmente gentiment le tempo, mets-y les nuances, fait ressortir cette main gauche. PUIS une fois que tout cela sera OK, ajoute ces fameux ritenuto, accelerando etc...

EDIT: C'est bête mais il y a quelques années, je commençais l'op 79 de Beethoven en rigolant...Ben en fait j'm'était fait complètement avoir, y avait plein de subtilité qu'un djeunz comme moi jadis n'avait pas mise en place dans cette pièce (quelques cours et commentaires de ma prof m'avaient en fin de compte remis dans le droit chemin)
Totalement fan de la 2ème Ballade de Chopin...

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