piano et méditation

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volute
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piano et méditation

Message par volute » ven. 13 janv., 2006 15:22

Hello

Au fur et à mesure de mes progrès, je me rends bien compte que mon cerveau (si si) est un obstacle. Je sais jouer les trucs, mais je dois me dire que je ne vais pas y arriver et hop, plantage.

Je me demandais si certains d'entre vous aviez des techniques de concentration. Je pensais par exemple à de l'auto-hypnose, de la visualisation ou de la méditation.

Pour continuer dans le sujet, ce que j'aime particulièrement dans les morceaux de philip glass que j'ai appris (les metamorphosis), mais plus généralement dans l'oeuvre de ce compositeur, c'est leur côté répétitif propice à la "transe" méditatoire justement.
Donc seconde question, vous arrive-t-il de "partir" pendant que vous jouez certains passages, certains morceaux, d'atteindre un état de conscience altéré ?


=^.^=

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frédéric chopin
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Message par frédéric chopin » ven. 13 janv., 2006 16:09

bonjour ta question est intéressante.
Disons que je ne sais pas si je peux parler de transe, mais lorsque je joue des morceaux modernes aux sonorités étranges par exemple debussy que j'aime beaucoup, ça m'arrive que mon esprit s'éloigne et que j'en oublie mes doigts, et j'ai l'impression d'être dans un monde autre.
C'est en particulier avec la musique moderne. Avec la musique romantique, c'est l'âme qui parle, on se laisse emporter. Mais disons que je ne me trouve pas dans un état second comme il m'arrive parfois d'arriver chez les modernes. Je ne connais philip Glass, je serais curieuse de le découvrir, car j''en ai beaucoup entendu parler...

Gurwal
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Message par Gurwal » ven. 13 janv., 2006 16:58

Je pratique de temps en temps le Qi Cong (art martial de l'immobilité) dans ses rudiments, détente des articulations et maintien de la station debout en cherchant l'équilibre dans l'alignement des point vitaux, du sommet du crâne à la plante des pieds. Cet exercice m'apporte une certaine détente et une disposition psychologique à la pratique du piano. Je suis moins perturbé par mes erreurs et mes limites techniques. Je travaille en me fatiguant moins et j'essaye d'être attentif à mes moindres progrès, car à chaque fois que l'on pratique, on progresse quelque part, je pense qu'il est intéressant de se sentir progresser.
Quant à la transe, je ne conçois pas pouvoir dire quelque chose à travers la musique dans cet état. Qaund je joue des pièces de Mozart ou de Chopin, j'essaye de transmettre quelque chose, de comprendre la grammaticalité de l'oeuvre pour mieux l'exprimer, et donc d'en être tout à fait conscient.

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P.F
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Re: piano et méditation

Message par P.F » ven. 13 janv., 2006 17:48

volute a écrit :Hello

Au fur et à mesure de mes progrès, je me rends bien compte que mon cerveau (si si) est un obstacle. Je sais jouer les trucs, mais je dois me dire que je ne vais pas y arriver et hop, plantage.

Je me demandais si certains d'entre vous aviez des techniques de concentration. Je pensais par exemple à de l'auto-hypnose, de la visualisation ou de la méditation.

Pour continuer dans le sujet, ce que j'aime particulièrement dans les morceaux de philip glass que j'ai appris (les metamorphosis), mais plus généralement dans l'oeuvre de ce compositeur, c'est leur côté répétitif propice à la "transe" méditatoire justement.
Donc seconde question, vous arrive-t-il de "partir" pendant que vous jouez certains passages, certains morceaux, d'atteindre un état de conscience altéré ?


=^.^=
Pour moi, la sophrologie aide énormément aussi bien pour la concentration que pour la relaxation-antistress!
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Tristan
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Re: piano et méditation

Message par Tristan » ven. 13 janv., 2006 18:27

volute a écrit :Hello

Au fur et à mesure de mes progrès, je me rends bien compte que mon cerveau (si si) est un obstacle. Je sais jouer les trucs, mais je dois me dire que je ne vais pas y arriver et hop, plantage.
héhé .. je vois trés bien de quoi tu parles.. je pense que quand on est dèbutant c'est quelque chose qui arrive assez souvent parcequ'on ne connait pas encore super bien l'instrument et qu'on à pas une confiance et une osmose propice à un état d'esprit positif. Personnellement j'ai l'impression que plus il y a de travail et d'experience avec l'instrument et moins ça arrive. A mon avis quand on maitrise réelement un morceau, on ne se plante pas meme si on à une petite voix dans sa caboche qui pretend le contraire.
J'ai cru comprendre que tu faisais de la guitare electrique depuis longtemps, est-ce que c'est quelque chose qui t'arrive avec cet instrument ? je serais etonné que ça soit le cas !
"Je ne cherche qu'à exprimer l'âme et le coeur de l'Homme"

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Christophe
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Message par Christophe » ven. 13 janv., 2006 23:22

frédéric chopin a écrit : Je ne connais philip Glass, je serais curieuse de le découvrir, car j''en ai beaucoup entendu parler...
J'ai joué il y a quelques temps une pièce de Glass très agréable, un peu hypnotique et pas trop difficile, idéale pour découvrir ce compositeur.
Fichiers joints
Philip Glass - Glassworks - Opening.pdf
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Yog
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Message par Yog » sam. 14 janv., 2006 10:56

Tristan a écrit :Personnellement j'ai l'impression que plus il y a de travail et d'experience avec l'instrument et moins ça arrive. A mon avis quand on maitrise réelement un morceau, on ne se plante pas meme si on à une petite voix dans sa caboche qui pretend le contraire
Pas forcément. Il arrive aussi que "trop" de travail amène une rigidification des doigts et de l'esprit, une véritable crispation de tout l'être. D'ailleurs, le "plantage" en soi n'est pas si dérangeant si on peut atteindre malgré ça une grande expression créatrice.
Je pense que l'important n'est pas d'avoir un esprit positif ou d'éviter un esprit négatif, mais d'avoir un mental neutre, ouvert, prêt à accueillir la musique. Lorsqu'on se fond alors dans le jeu, dans l'expression de la pensée du compositeur, alors il est possible d'atteindre un état de "grâce", cette fameuse conscience altérée qu'évoque Volute. Pour ça, il faut être capable de faire abstraction de tout ce qui est autour d'une part, mais aussi du tumulte intérieur en soi. Atteindre une sorte de focalisation d'intention sans jamais entrer dans une crispation.
Tout le travail technique qu'on peut faire, n'apportera pas cette attitude mentale particulière, car ceci demande une véritable introspection, une grande intériorité. Trop de technique tue la créativité.

Pour répondre à la question de Volute, il m'est déjà arrivé d'être pleinement imprégné dans la musique. Je me souviens particulièrement d'un examen de piano où je jouais un nocturne de Chopin (le 9ème), morceau imposé, et où j'étais dans un état particulier, de calme absolu, totalement imprégné par la création musicale du morceau. La pratique instrumentale peut amener une grande transcendance.

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Marie-france
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Message par Marie-france » sam. 14 janv., 2006 14:38

Yog a écrit:
"Je me souviens particulièrement d'un examen de piano où je jouais un nocturne de Chopin (le 9ème), morceau imposé, et où j'étais dans un état particulier, de calme absolu, totalement imprégné par la création musicale du morceau. La pratique instrumentale peut amener une grande transcendance."
:shock: :shock:
Tu arrives à cela un jour d'examen!!!!!!
Cela me dépasse. :?
Tu as là une grande qualité, Yog!!!
Par contre, là où je m'interroge, c'est que souvent, vous dites les uns et les autres, que de faire parfois une fausse note, peut être insignifiant à côté de la musicalité.
Avec le recul des années, je me dis "certes!" , mais quand j'étais au conservatoire, c'était la chasse aux fausse notes, et tolérance zéro à ce niveau. D'ailleurs, cette espèce d'épée de Damoclès au-dessus de nos têtes, faisait que l'on était tellement concentrés qu'il n'y avait pas de fausses notes. Mais bonjour les dégâts, d'un point de vue stress.
Alors c'était plus une concentration technique, qu'une transcendance!

Sinon, pour répondre à la question initiale, il m'arrive parfois (pas souvent à vrai dire), de tirer tellement de satisfaction d'un passage, que j'en ai la chaire de poule, et juste après je me plante! Cela me déconcentre. C'est grave docteur? :)

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frédéric chopin
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Message par frédéric chopin » sam. 14 janv., 2006 14:41

Marie-france a écrit : Sinon, pour répondre à la question initiale, il m'arrive parfois (pas souvent à vrai dire), de tirer tellement de satisfaction d'un passage, que j'en ai la chaire de poule, et juste après je me plante! Cela me déconcentre. C'est grave docteur? :)
Je connais aussi cela, Marie-France. Comme toi, je me sens parfois comme transportée dans une passage, et après j'aligne des fausses notes....

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Message par BM607 » sam. 14 janv., 2006 18:33

frédéric chopin a écrit :
Marie-france a écrit : Sinon, pour répondre à la question initiale, il m'arrive parfois (pas souvent à vrai dire), de tirer tellement de satisfaction d'un passage, que j'en ai la chaire de poule, et juste après je me plante! Cela me déconcentre. C'est grave docteur? :)
Je connais aussi cela, Marie-France. Comme toi, je me sens parfois comme transportée dans une passage, et après j'aligne des fausses notes....
C'est un état psychologique assez courant, qu'on rencontre quand on se rend compte que ce qu'on fait est mieux que l'image qu'on a de soi (ou quelque chose comme celà..), et ce dans tous les domaines.

Par exemple pour ma part je fais un blocage mental depuis des décennies sur le fait de parler anglais, mais comme malgré tout je connais pas mal la langue pour en avoir lu des milliers de pages, il m'arrive de parler de manière tout à fait satisfaisante, avec même un accent pas trop mauvais, je m'écoute alors parler, et quand je m'aperçois que c'est moi... patatrac je ne trouve plus mes mots, je me plante sur les conjugaisons, l'horreur tant que je ne réussis pas à me calmer ! Ensuite je retrouve un niveau très moyen, juste suffisant pour exprimer mes idées, mais loin de ce que je connais.

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louna
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Message par louna » sam. 14 janv., 2006 19:51

Marie-france a écrit :Sinon, pour répondre à la question initiale, il m'arrive parfois (pas souvent à vrai dire), de tirer tellement de satisfaction d'un passage, que j'en ai la chaire de poule, et juste après je me plante! Cela me déconcentre. C'est grave docteur? :)
t'as de la chance, car moi, ça ne m'est jamais arrivé, encore ! :?

Yog
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Message par Yog » sam. 14 janv., 2006 20:40

Marie-France a écrit :Yog a écrit:
"Je me souviens particulièrement d'un examen de piano où je jouais un nocturne de Chopin (le 9ème), morceau imposé, et où j'étais dans un état particulier, de calme absolu, totalement imprégné par la création musicale du morceau. La pratique instrumentale peut amener une grande transcendance."
Shocked Shocked
Tu arrives à cela un jour d'examen!!!!!!
Cela me dépasse. Confused
Tu as là une grande qualité, Yog!!!
Ca m'est arrivé qu'une seule fois pendant un examen. :lol: Après c'était plutôt le grand stress. Je me souviens d'un concours où j'ai joué une fugue de Bach et lorsque j'ai fini de la jouer, je ne me souvenais plus si je l'avais réellement joué.
Marie-France a écrit : Avec le recul des années, je me dis "certes!" , mais quand j'étais au conservatoire, c'était la chasse aux fausse notes, et tolérance zéro à ce niveau. D'ailleurs, cette espèce d'épée de Damoclès au-dessus de nos têtes, faisait que l'on était tellement concentrés qu'il n'y avait pas de fausses notes. Mais bonjour les dégâts, d'un point de vue stress.
Je crois que c'est le tort de beaucoup de conservatoire et de profs aussi, vouloir focaliser sur l'absence de fausses notes. A la fin, on arrive à un stress qui devient intolérable et qui au bout de quelques années "tuent" l'élève. Quand je vois certains grands pianistes qui disent qu'ils ne sont jamais satisfaits de leur concert et qui vivent sous pression, je me demande réellement si cette pseudo-quête de la perfection est quelque chose de constructif.
Cette recherche de l'absence de fausses notes cause souvent la mort de la spontanéité et du geste naturel. Si le mental est sous pression, le corps se crispe et rend difficile l'exécution "naturelle".
Marie-France a écrit :Sinon, pour répondre à la question initiale, il m'arrive parfois (pas souvent à vrai dire), de tirer tellement de satisfaction d'un passage, que j'en ai la chaire de poule, et juste après je me plante! Cela me déconcentre. C'est grave docteur?
C'est une chose qui m'arrive aussi. Il faut apprendre à gérer son regard intérieur et à ne pas se laisser sortir de la musique. C'est un équilibre à trouver afin que cette satisfaction ne devienne pas un obstacle et surtout ne pas s'attacher sur le moment à celle-ci, juste continuer à jouer avec l'immersion qu'on a su obtenir à ce moment. :D

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yannis
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Message par yannis » dim. 15 janv., 2006 12:30

Je crois que le pb des fausses notes est qu'il y a une idée reçue comme quoi la première étape d'acquisition d'un morceau est l'aprentissage des notes. Donc on se construit une fausse linéarité (d'abord les notes, ensuite la musicalité, ensuite la virtuosité, le par cœur, etc.) et quand on joue bien musicalement, techniquement, etc. mais que l'on joue une fausse note, on a l'impression on a l'impression que cela nous ramène à la première étape et invalide tout le reste...

Alors que les raisons de la fausse note peuvent être diverses et variées : la main qui glisse, un élan exagéré, une tentative de nouveau doigté qui sème l'instabilité, tout cela ne veut pas dire que l'on ne "connaît" pas les notes.

Tant que cette idée reçue existe on vivra le stress des fausses notes. Les clavecinistes n'ont pas ce genre de problème : comme il est bcp plus facile de jouer la touche d'à côté sur le clavecin, il est tout à fait normal que l'on entende quelques fausses notes lors d'un concert de clavecin, même venant des plus grands interprètes. Mais les pianistes (héritiers de Liszt et de Rachmaninoff) ne peuvent pas se le permettre... avant d'être très grands (comme Schnabel qui en faisait plein, mais qui était déjà suffissamment connu pour que cela ne nuise en rien sa réputation...)
Es gab eine Zeit, wo ich nur ungern über Schubert sprechen, nur Nächtens den Bäumen und Sternen von ihm vorerzählen mögen. [R. Schumann, 1838]

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volute
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Message par volute » dim. 15 janv., 2006 18:54

Déjà, merci pour ces réponses, je pensais faire un bide toal avec ma question !! :D
frédéric chopin a écrit :lorsque je joue des morceaux modernes aux sonorités étranges par exemple debussy que j'aime beaucoup, ça m'arrive que mon esprit s'éloigne et que j'en oublie mes doigts, et j'ai l'impression d'être dans un monde autre.
Yog a écrit :j'étais dans un état particulier, de calme absolu, totalement imprégné par la création musicale du morceau. La pratique instrumentale peut amener une grande transcendance.
Effectivement c'est de ce genre de sensations que je parlais. Au piano, vu que je débute, ça ne m'est pas arrivé souvent, mais à ma grande surprise quand même 2 fois déjà.
A la guitare par contre, sur certains morceaux que je maîtrisais super bien, j'improvisais sur certains passages, et j'étais complètement ailleurs (de moi), ou dedans (le morceau). Parfois mon corps, mes doigts sembliaent animés d'une vie propre, et j'avais l'mpression de les regarder bouger comme un sectateur.

Gurwal a écrit :Cet exercice m'apporte une certaine détente et une disposition psychologique à la pratique du piano.
P.F a écrit :Pour moi, la sophrologie aide énormément aussi bien pour la concentration que pour la relaxation-antistress!
Plus je me pose la qestion, plus je me dis que c'est normal d'avoir ce genre de préparation avant de jouer.

Tristan a écrit :je vois trés bien de quoi tu parles.. je pense que quand on est dèbutant c'est quelque chose qui arrive assez souvent parcequ'on ne connait pas encore super bien l'instrument et qu'on à pas une confiance et une osmose propice à un état d'esprit positif. Personnellement j'ai l'impression que plus il y a de travail et d'experience avec l'instrument et moins ça arrive. A mon avis quand on maitrise réelement un morceau, on ne se plante pas meme si on à une petite voix dans sa caboche qui pretend le contraire.
Je pense que c'est au delà de la simple non-maîtrise. A la guitare quand je jouais devant des gens je me bloquais complètement, malgré mon niveau technique. Là effectivement au piano je sens bien qu'il y a des choses qui bloquent parce que je débute, mais je crois que c'est un mécanisme bcp plus général.
Le doute, le stress, la déconcentration, tout ça joue sur le mental. C'est pour ça que je me posais la question de savoir si vous travailliez ce mental d'une façon spéciale.
BM a écrit :C'est un état psychologique assez courant, qu'on rencontre quand on se rend compte que ce qu'on fait est mieux que l'image qu'on a de soi (ou quelque chose comme celà..), et ce dans tous les domaines.


Je n'avais pas pensé à cette vision du "je suis mieux que ce que je pensais l'être", c'est intéressant en effet. Ca me semble très juste aussi, même si ça ne doit pas se limiter qu'à ça.
Marie-france a écrit :on était tellement concentrés qu'il n'y avait pas de fausses notes. Mais bonjour les dégâts, d'un point de vue stress.
Cette image que tu donnes du conservatoire me conforte une fois de plus dans mon opinion comme quoi ce genre d'endroit, de méthode, ne sont pas fait pour moi. ;)


=^.^=

Tiebor
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Re:

Message par Tiebor » mar. 23 août, 2011 10:27

Christophe a écrit :
frédéric chopin a écrit : Je ne connais philip Glass, je serais curieuse de le découvrir, car j''en ai beaucoup entendu parler...
J'ai joué il y a quelques temps une pièce de Glass très agréable, un peu hypnotique et pas trop difficile, idéale pour découvrir ce compositeur.
Bonjour,

J'ai justement bossé une bonne heure hier soir sur Glassworks - Opening, et j'aurais aimé savoir si vous avez des conseils à donner pour ce morceau...
Au bout d'une heure, j'ai réussi à jouer des triolets main droite et des croches main gauche de manière à peu près fluide (pas évident au début!!!), mais mon interprétation ne ressemble pas encore à grand chose. Y-a-t-il un truc à savoir?
Par ailleurs, comment faut-il utiliser la pédale? la relever à chaque mesure? ou davantage? (je suis nul en pédale quand elle n'est pas indiquée..).

Merci d'avance pour vos conseils (et désolé pour le déterrage de topic :mrgreen: )

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bach_addict
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Re: Re:

Message par bach_addict » mar. 23 août, 2011 10:55

Tiebor a écrit :comment faut-il utiliser la pédale? la relever à chaque mesure? ou davantage?
au minimum la relever avant de toucher chaque nouvelle note à la basse / chaque changement d'accord / chaque nouvelle phrase musicale / chaque changement de "tonalité".
Et faire attention dans les passages chromatiques rapides, la pédale peut noyer tout ça.
« L'inconvénient du piano, c'est que chaque bonne note est située entre deux mauvaises. » A.Schnabel

Tiebor
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Re: piano et méditation

Message par Tiebor » mar. 23 août, 2011 20:52

Merci pour ta réponse. Mais (dis moi si je me trompe) il me semble que tu donnes des indications d'ordre général, pas spécifiques à ce morceau?

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